Avec Jean-Marie nous sommes allés sur le lac du Crescent pour rechercher des perches, sandres en pêchant à la tirette, au drop shot et à la verticale avec des petits leurres souples. Mais en ce dimanche, après la chute brutale des températures, les poissons étaient apparemment transis. Nous sommes partis ensuite sur mes postes à gros brochets pour essayer au mort manié, mais là aussi ils répondaient aux abonnés absents. Nous avons croisé M. Guichard qui pêchait au vif sur son poste où il avait pris son gros brochet de 1,31 mètre l'année dernière et le constat fut identique, ainsi que pour un autre équipage de pêcheurs en barque. Ce n'était pas la bonne journée.
Parti en fin de matinée avec Jérôme pour faire le coup de midi à la pêche du brochet aux gros leurres, Saint-Pierre a été bienveillant avec nous. Tout d'abord, je laisse la préséance à Jérôme qui essaie avec un Slider hot tiger sur la bordure de la rive, puis derrière le déversoir. Il me laisse la place et j'essaie à mon tour avec un gros spinnerbait en limite du gros courant, là où le niveau n'est pas trop profond. Je laisse le leurre toucher le fond et je l'anime à la façon d'un mort-manié. Puis vint une lourdeur qui me signala la présence d'un poisson. La prise de contact fut progressive et je sentis à la lourdeur exercée sur ma Tenryu Big Bait que le brochet en question devait être à peu près correct. Il fit plusieurs rushs qui me signifièrent qu'il n'avait pas envie de se rendre immédiatement. La tresse Power Pro qui se déroulait de mon moulinet Shimano Stella pourtant relativement serré en témoigna. C'était bien là le comportement d'un brochet de rivière véloce qui jouait avec le courant pour défendre son existence. Après une première et une seconde approches ratées pour l'accrocher avec ma pince grip fish, il fit un dernier baroud d'honneur avec un joli remous comme pour nous saluer de l'avoir bien maîtriser, avant de se laisser échouer. Pendant toute la manoeuvre, Jérôme avait dégainé son appareil photo, tel un chasseur d'images, pour immortaliser la scène. Et en bon professionnel qui est, il a continuer la séance photo afin que j'ai un beau souvenir de notre escapade en multipliant les poses. Nous somme partis ensuite sur un autre petit coin de rivière où nous avons essayé d'autres leurres sans succès. Cette après-midi là, la chance fut avec moi, mais lors de la prochaine sortie, j'espère bien que Saint-Pierre le gratifiera à son tour. En tous cas, je le remercie vivement pour les belles photographies qu'il a réalisées.
Et au milieu des prés où est le bonheur coule, non pas une rivière comme l'eut dit Norman MacLean, mais le canal de Bourgogne. C'est sur celui-ci que j'ai fait une petite expédition en milieu d'après-midi dans l'Auxois. Après avoir raté un brochet d'environ 50 cm qui s'est retourné deux fois sur mon mort-manié sans s'accrocher, j'ai eu plus de chance par la suite. J'ai croisé un pêcheur à la mouche qui pêchait les carnassiers et qui m'a dit avoir eu deux tapes derrière un bief, sans succès. Je me suis rendu à l'endroit indiqué et là Saint-Pierre a été avec moi : j'ai tout d'abord touché une riquette de brochet de 30 cm environ ; puis ensuite son frère aîné de 40 cm environ ; et enfin, le clou de la soirée, un joli petit sandre de 70 cm a avalé goulûment mon mort-manié. Cette brève escapade a été ma foi relativement rentable. Moralité, même en passant deux heures au bord de l'eau, il est possible de se faire plaisir !
Le zébulon Benoît a découvert le Morvan la première journée sous le soleil. Nous avons pêché avec le ratapoil Alex sur l'étang Marrault situé dans l'Yonne où il y a des nénuphars et autres caches pour le brochet. Les touches furent rares ; une tape sur mon chatterbait en fin de matinée où nous avons vu un beau remous avec un dos large. Nous n'avons pas eu le temps d'identifier s'il s'agissait bien d'un brochet, mais si tel était le cas, il rentrait dans la catégorie des beaux brochets (environ 90 cm, l'épithète gros brochets étant réservé à ceux qui dépassent le mètre et les très gros brochets à ceux qui passent les 1,20 m). Le deuxième jour, nous sommes retournés le matin sur l'étang où nous avions fait la semaine précédente nos nombreuses prises, mais les semaines se suivent et ne se ressemblent pas : Benoît a eu une touche au mort-manié, mais comme il n'a pas ferré, le brochet lui a faussé compagnie et puis plus rien ! Nous sommes partis ensuite sur un autre lieu où Benoît a ouvert le bal avec la prise d'une petite perche sur une cuillère à brochet, puis ce fut le tour d'Alex de nous prendre une jolie petite perche avec un Slider. Le troisième jour, nous nous sommes rendus sur notre étang à gros brochets ; il y avait du vent et de la pluie froide ; les gros brochets avaient toujours le bec fermé et Alex nous a sauvé l'honneur avec la prise d'un petit brochet sur son Slider préféré. Le quatrième jour, nous avons pêché le lac de Saint-Agnan du bord : le matin au mort posé et avec un vif près de la vieille digue et l'après-midi au mort-manié dans une anse à peu près abritée du vent. Nous avons limité la casse avec la prise de deux brochets et une perche et nous avons perdu un brochet maillé qui nous a fait une belle chandelle. Les conditions météo furent dures, mais les zébulons furent preuve d'une belle volonté pour les affronter : bravo les garçons !!!
Lors de ces dernières vacances de la Toussaint, Michel et Paul qui ne connaissaient pas le Parc Naturel Régional du Morvan l'ont découvert avec ses plus belles couleurs et avec une température exceptionnellement clémente pour l'époque. Le soleil qui nous a accompagné tout au long de cette semaine a illuminé les ocres des feuillus faisant ainsi un judicieux contraste avec les verts soutenus des sapins. Le premier jour, nous avons pêché l'étang où résident nos gros brochets (1 m, 1,03 m, 1,05 m et 1,11 mètre [tailles de l'année dernière]), mais ceux-ci furent boudeurs ; heureusement Michel a réussi a décalé un petit brochet en pêchant avec un Z-Claw qui a été ensuite pris sur un Zalt. Paul n'a malheureusement pas pu ferrer sur son petit Fredy deux brochets (l'un d'environ 60 cm et l'autre d'environ 75/80 cm) qui n'ont fait que se secouer sur les triples de son leurre. Mais le lendemain, sur le lac de Saint-Agnan, il s'est rattrapé ; nous avons quelques petits brochets au mort-manié et cette fois-ci ce fut Michel qui eut la guigne en manquant le ferrage d'un brochet de 65/70 cm qui avait attaqué son Mascle Deep. Le troisième jour fut une bonne journée avec la prise de 10 brochets : sur le premier étang, au mort manié, Michel nous a attrapé son premier brochet significatif (63 cm) ; puis vint le tour de Cyril qui lança juste derrière les trois lancers de Paulo et qui nous a attrapé un joli petit brochet de 85 cm pour 4 kg. C'est Cyril qui détient actuellement le record des jeunes sur cet étang. Paulo et moi-même avons également pris quelques petits brochets. L'après-midi, sur un autre étang, Michel a récidivé avec la prise d'un brochet de 48 cm à la cuillère et Cyril nous en a accroché un de 60 cm avec un petit Slider. Paulo en a fait également un autre avec le Slider. Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, Cyril nous a fait encore un brochet de 60 cm avec le Slider le dernier jour ; ce fut la semaine de Cyril. Bravo mon Cyril !!!
En cette fin d'octobre, après avoir été contacté par un des départements du groupe Hermès International qui voulait pratiquer la pêche des carnassiers aux leurres comme activité nature, en complément d'une dégustation de la cuisine et des vins bourguignons, j'ai organisé leur séjour au Château de Sainte-Sabine, proche de Pouilly-en-Auxois en Côte d'Or. Pour des raisons de faisabilité, de qualité de services et de sécurité, j'ai réalisé cet encadrement de prestige avec un confrère. Le matin nous avons pratiqué sur l'étang du château : la séance a débuté par une présentation du matériel adapté pour la pêche aux leurres durs et lors de la mise en application Delphine a ouvert le feu avec la prise d'un brochet de 60 cm. Peu de temps après, un remous conséquent derrière le leurre a signalé la présence d'un poisson tout à fait correct (environ 75/80 cm), mais il n'a pas été accroché. Par la suite nous sommes passés de l'autre côté de l'étang où nous avons fait la connaissance de "Valentine", une charmante laie. En pêchant avec un leurre de surface, Marie a eu une attaque, mais le poisson ne s'est pas pendu ; Arnaud et Hubert ont eu plus de chance. Après le déjeuner au château, nous nous sommes rendus au port d'Escomes, car le lac de Panthier n'était plus praticable en barque en raison d'une baisse anormale et soudaine de son niveau d'eau due à des travaux sur la digue. Pierre-Alex a eu une touche de sandre sur son vif à la tirette sans suite et Marie a décroché un poisson en pêchant au leurre souple. Heureusement, Arnaud nous a attrapé un sandre au leurre dur et la persévérance de Pierre-Alex fut récompensée par la prise d'un brochet sur le même leurre dans les dernières minutes de la séance. Moralité, en matière de pêche, il faut toujours y croire jusqu'à la dernière minute et alors le plaisir est encore plus grand !!!
Après la chaleur anormale de la semaine précédente (air à 27° et eau à 17°), ce mois d'octobre fut bien contrasté brusquement car ce week-end nous avons pêché dans la fraîcheur (air à 6° matin /12° après midi et eau à 10°). De quoi traumatiser les poissons qui le samedi étaient aux abonnés absents sur le lac de Saint-Agnan ; il fallait être bien habillé pour affronté le vent de nord-ouest. Il en résultat un bon capot. Le lendemain, sur le lac du Crescent, nous avons été sur mes éboulis favoris vers les 15h00 et Christian a pu vérifier que le mort manié a été encore la technique la plus appropriée pour la capture d'un brochet de 60 cm. L'ironie du sort a montré qu'un papa et son fils étaient à proximité du poste de notre prise depuis le matin en pêchant au vif et qu'il n'ont rien pris de la journée. Comme quoi il faut arriver à point et pêcher au bon endroit avec la bonne technique, même si le brochet de 95 cm de Serge relâché la semaine précédente n'a pas voulu mordre à nouveau.
Une fois de plus les journées se suivent et ne se ressemblent pas. Le premier jour avec Jean-François qui a voulu mieux découvrir le lac du Crescent, nous avons pêché aux leurres durs et souples ainsi qu'au mort manié, mais les touches furent rares. Ce n'est qu'en fin de journée sur un endroit où il y a généralement des sandres que Jean-François pris le brochet de la journée ; il connaît cependant maintenant les tenues où se situent en principe les gros brochets.
Voici quelques photos illustrant notre périple en Irlande pour découvrir la région de Shannon dans un premier temps, puis celle du Connémara dans un second temps. Tout d'abord, embarquement sur l'Oscar Wilde, ferry reliant Cherbourg à Rosselare, pour une mini-croisière débutant par un bon dîner au Berneval pour goûter quelques spécialités irlandaises. Ensuite, pêche du brochet sur quelques lacs proche de Shannon. Puis direction le Connemara avec la découverte de petits lacs et rivières pour pêcher la truite et le saumon. Enfin retour vers le lough (lac) Derg en passant par Killaloe. De bons moments passé en compagnie d'un confrère et ami pour ces vacances Irlandaises (trop courtes, mais il y en aura d'autres) qui se finissent toujours au pub pour savourer une bonne Guiness !!!
Bruno et Pascal, originaires de la Nièvre, ont voulu découvrir la pêche des carnassiers aux leurres, perfectionner le maniement du mort-manié et apprendre les fondamentaux de la pêche à la verticale. Le matin nous avons d'abord prospecter aux leurres durs les abords du lac de Saint-Agnan, sans succès avant de trouver la bonne profondeur et la bonne couleur. C'est un testant les vertus des gros leurres susceptibles de décaler les gros brochets en raison de l'émission de vibrations à basse fréquence que nous avons pu déterminer le choix de la couleur. En effet, la double attaque d'un brochet d'environ 65 cm sur un super Shad Rap a déclenché les hostilités. J'ai tout de suite donné une canne à mort-manié à Bruno pour séduire différemment le brochet trônant dans le parages, mais rien n'y a fait. Nous avons aussitôt pris un leurre souple de la couleur appropriée et il s'en est suivit la prise d'un brocheton de 40 cm, puis l'attaque du brochet d'environ 65 cm qui s'est malheureusement décroché. Mais l'essentiel était acquis : la bonne profondeur et la bonne couleur. L'après-midi, après un bon casse-croûte arrosé d'un coup de vins de Bordeaux et de Bourgogne, nous avons pu vérifier la trouvaille du matin sur un autre spot, adaptée à la pêche à la verticale. Cela a permis à Pascal de prendre un sandrillon, puis un brochet de 58 cm et à Bruno d'avoir une belle attaque en allant chercher les poissons à la diagonale sans que le poisson ne se pende à la suite de son attaque, mais il a pris après un petit brochet. Certes, nous n'avons pas touché le gros sandre espéré, mais le soleil fut de la partie, ce qui a permis de jouir d'une belle journée dans le Morvan !!!